Chouchou

Chouchou1.jpg (29218 bytes) Lorsque tu es arrivé à la maison, tu n'avais à peine que 12 semaines. Tu étais minuscule et adorable.

Mon ex-compagnon désirait un chat. Mais ses raisons pour t'adopter n'étaient pas les meilleures. Il était jaloux de ma relation avec Whitesoak qui était spéciale car, énormément nous reliait.

Au départ, je te l'avoue, j'avais objecté d'avoir un deuxième chat à la maison. Je pensais à Whitesoak et à son caractère entier vis-à-vis de ma personne. Elle était possessive et elle n'aimait pas que d'autres personnes ou animaux m'approchent. J'avais peur qu'elle ne réagisse mal et qu'elle ne t'accepte pas. Finalement, j'ai cédé aux demandes de mon ex-compagnon, et tu es arrivé dans notre foyer.

Malgré mes craintes, malgré les soufflements de Whitesoak, malgré les semaines d'adaptation qui ne furent pas faciles, je t'ai aimé immédiatement. Comment pouvais-je te résister? Tu étais, on ne peut plus câlin, doux, gentil, et tu me faisais bien rire avec tes petits airs qui étaient bien à toi. De tous mes chats, tu es celui qui a toujours su se faire aimer de tout le monde. Mes amis disaient souvent: "Chouchou, he's the man!"

Par contre, ton maître était rarement à la maison à cause de son travail et de ses responsabilités. Ce fut donc vers moi que tu te retournas et je ne le regrette absolument pas. Je t'offris de bon coeur mon attention et mon amour. Je prenais plaisir à jouer avec toi, à avoir ta compagnie sur le divan lorsque je lisais ou que je regardais la télévision. Et finalement, Whitesoak, dans sa petite tête têtue de félin, a du comprendre certaines choses car, elle se mit à participer à nos jeux. Elle veillait sur toi, comme je veillais à ton bien-être. Et elle t'acceptat entièrement.

Mais sais-tu ce que j'ai ressenti lorsque je me suis disputée avec ton maître et qu'il partit pour deux semaines? Moi, je m'en rappelle très bien. Pour la Noël 2000, il m'offrit un cellulaire. Cela faisait deux mois que tu vivais avec nous. J'étais honteuse pour lui. En partant au mois de janvier 2000, il prit le cellulaire et il prétendit qu'on l'avait volé parce qu'il ne voulait pas me le rendre. Lorsque nous nous sommes réconciliés, le téléphone réapparut comme par magie. Je lui ai parlé de son acte mais, il ne voulais pas me rendre mon cadeau.

Alors, nous avons passé un marché. Lui pense que j'ai perdu dans cette histoire. Moi, je pense que j'ai gagné bien plus qu'un bien matériel: toi en échange du cellulaire! Et il a accepté!

Je me suis toujours demandée comment certaines personnes pouvaient disposer d'un être vivant comme d'une babiole que l'on ne veut plus et que l'on met au placard.

Chouchou2.jpg (39876 bytes) Tu devins donc mon petit chat et j'étais heureuse de mon nouveau cadeau. Tu m'as réellement apporté beaucoup de joie. Dommage que tu n'étais pas une version humaine mâle car tu aurais fait un compagnon absolument hors pair. Mais à ta manière tu fus un compagnon formidable... et pas seulement avec moi... Tu avais encore beaucoup à me montrer de tes petits côtés cachés.

Lorsque j'ai ramené Louloute à la maison, je peux encore voir ton petit air curieux, te demandant qui était cette nouvelle recrue. Bien qu'elle ne cessait de te souffler dessus, jamais tu n'as essayé de la griffer. Au contraire, tu étais toujours gentil et patient. Et comme vous aviez à peu près le même âge, tu essayais de jouer avec elle. A la longue, vous fûtes un couple merveilleux.

Lorsque Louloute donnat naissance à tes petits, je me vois encore t'observer. Tu avais les deux pattes antérieures sur le bord du petit nid que j'avais concocté.  Tu regardais ces petites créatures d'un air bizarre. Mais tu me surpris réellement. Je pense que parmi les félins, tu dois être un papa à part. Je n'avais jamais vu cela auparavant: tu allais près des chatons et tu leur donnais de petites lèches. Tu accourais lorsqu'ils se mettaient un peu trop à miauler. Tu as joué avec eux, tu leur as montré le chemin pour se rendre dans le jardin et tu veillais sur eux, couché un peu plus loin.

Il en fut de même lorsque Louloute donnât naissance à une deuxième portée. Tu fus un chat exemplaire.

Aujourd'hui que tu ne vis plus avec moi. Je suis en Belgique et tu es toujours aux USA. Je réalise combien ta présence me manque. Bien plus que je ne le pensais. Jamais je n'oublierai la façon dont tu venais te nicher dans mes bras pour t'endormir, ta manière de miauler lorsque tu réclamais mon attention, tes airs de pacha, et tes petites moues lorsque je refusais que tu sortes parce que le temps ne le permettait pas ou parce que je devais m'absenter.

Je n'ai jamais connu de chat plus affectueux que toi et à tout jamais tu resteras dans mon coeur. C'est avec le coeur lourd que j'ai du te faire adopter. Je suis désolée que tu ais à te séparer de ta compagne Louloute avec qui, tu as eu 9 chatons, aussi adorables les uns que les autres.

Mais je te remercie pour les deux belles années passées en ta compagnie. Elles furent merveilleuses, tellement merveilleuses que lorsque j'y pense, j'en pleure.

 

Ta maîtresse

ChatonNath

xxx

 

 

 

 

 

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