Locomotion

 

 

Les ancêtres distants de nos mammifères avaient cinq doigts de pieds et de petits membres de taille quasi-équivalente. Beaucoup de petits mammifères - particulièrement les insectivores et les rongeurs - n'ont pas beaucoup évolué. Ils se déplacent toujours en courant sur leurs quatre pattes ou en grimpant sur le tronc des arbres et le long des branches. Mais chez beaucoup d'autres mammifères, la forme des membres a complètement changé, permettant ainsi de se mouvoir de manière très différente et plus variée.

La plupart des primates sont de bons grimpeurs. Certains primates primitifs grimpent comme les premiers mammifères, en utilisant leurs griffes pour maintenir leur prise, mais d'autres primates - singes et grands singes - grimpent d'une autre manière. Ces animaux ont de grandes pattes, des doigts de pieds qui agrippent et des ongles plats au lieu de griffes. Ils peuvent non seulement se mouvoir le long des branches, mais aussi s'y pendre. Certaines espèces de primates - particulièrement les gibbons (singe sans queue d'Inde et de Malaisie grimpant avec agilité aux arbres grâce à ses bras très longs) - utilisent une méthode de déplacement appelé "brachiation" (mode de déplacement de quelques singes, qui se balancent de branche en branche à l'aide des seuls bras)

 

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Sur la terre ferme, les mammifères un peu plus grands, tels les blaireaux, marchent sur la plante des pieds. Cette démarche fonctionne bien pour maintenir une prise, mais in n'en va pas de même pour les mouvements rapides. Les mammifères chasseurs, tels les chats et les chiens, ont de longues pattes fines. Au lieu de marcher sur la plante des pieds, ces animaux marchent sur les coussinets charnus de leurs pieds, et leurs talons ne touchent pas le sol. Cette adaptation réduit les frictions et augmente la puissance permettant ainsi des mouvements plus rapides. Les animaux à sabots suivent cette adaptation mais ils l'ont améliorée. Ils ont de très longues pattes et ils restent debout sur le bout de leurs pieds. De petits sabots durs et de longues enjambées leur permettent de galoper vite et longtemps.

 

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Un petit groupe varié de mammifères, tels les gerboises et les kangourous, ont cessé de se déplacer sur quatre pattes. Ils sautent sur leurs deux pattes postérieures. Sauter fonctionne mieux pour se déplacer dans les grands espaces. Chaque fois qu'un mammifère saute, et qu'il entre en contact avec le sol, les tendons de ses pattes s'étirent comme un élastique. L'énergie des tendons étirés aide à faire le prochain saut.

 

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Beaucoup de mammifères vivant dans les forêts ont des rabats de peau qui agissent comme des ailes, ce qui leur permet de planer d'un arbre à l'autre. Mais les chauves-souris sont les seuls mammifères qui volent. Les ailes d'une chauve-souris sont des pattes antérieures entièrement modifiées. Elles comprennent, à leurs extrémités, quatre longs doigts qui fonctionnent comme les rayons d'un parapluie et, qui s'ouvrent pour supporter les ailes. Le cinquième doigt, beaucoup plus court, a un ongle courbé, qui sert souvent à nettoyer la fourrure.

A la place d'avoir des pattes, les mammifères marins ont des nageoires robustes. Les phoques ont quatre membres et ils utilisent leurs pattes postérieures pour nager. Par contre, chez les baleines, les membres postérieurs ont disparu, ne laissant que de minuscules vestiges osseux cachés à l'intérieur de leur corps. Pour se mouvoir, les baleines utilisent leur queue.

Selon leur vitesse et leur endurance, les grands mammifères peuvent exploiter différents habitats en migrant. Dans l'eau, certaines espèces de baleines occupent le même habitat toute l'année. D'autres baleines sont réputées comme grands migrateurs. Beaucoup d'espèces donnent naissance dans les eaux tropicales pour ensuite retourner dans les eaux plus froides, près des pôles, pour se nourrir.

Sur la terre ferme, la plupart des mammifères migrateurs font partie des herbivores. Ils comprennent les animaux tropicaux, tels les zèbres, qui migrent pour profiter des pluies; les espèces polaires, tels les caribous, qui migrent entre la tundra et les forêts de conifères. Certains troupeaux voyagent jusqu'à 48 km (30 miles) par jour, couvrant plus de 1 600 km (1 000 miles) au cours d'une année.

 

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