Des détectives animaliers américains font des enquêtes

 

 


Michelle Pahl

National Geographic Today

April 2, 2003

 

 

 

Les admirateurs l'appellent "le Scotland Yard du monde sauvage". Ceux qui en font partie sont des scientifiques "détectives".

Les crimes contre la faune sauvage inclus: la chasse illégale, traffic des espèces en dangers, production et vente de produits à base d'espèces en voie de disparition,etc. La tâche d'enquêter et de résoudre ces crimes fait partie d'un laboratoire fédéral à Ashland, Oregon, USA. 

La National Fish and Wildlife Forensics Laboratory est le seul laboratoire au monde qui s'occupe de résoudre les crimes contre la faune sauvage. Leur mission est de fournir des supports légaux aux managers et détectives pour arrêter les criminels et protéger les animaux - souvent en danger de voie de disparition.

Le laboratoire travaille avec des agents fédéraux,  50 états de la commission Fish-and-Game et à peu près 155 pays signataires de CITES - Convention internationale des espèces en danger de la faune et la flore. Chaque année, le laboratoire - ayant une équipe de 33 personnes - s'occupe de 900 cas.

Souvent, lors d'un crime, la seule preuve qui existe est une carcasse. Les détectives reçoivent certaines pièces et parties de corps - fourrure, chaussures, sac à main, morceau d'ivoire. Le travail du laboratoire est de déterminer ces objects, leur source et faire des analyses légales qui pourraient relier les preuves à un crime ou une violation de loi en ce qui concerne la faune et bien sûr, retrouve le ou les suspect(s). Occasionnellement, ce travail requiert un expect pour témoigner à un procès ou pour se rendre sur les lieux du crime pour collecter des preuves qui ne sont peut-être pas visibles à l'oeil nu.

Ces détectives sont conscients qu'ils ennuient énormément de monde avec leur travail. Entre autre, le crime organisé, la Mafia russe et même l'industrie de la mode. Bien qu'ils n'aient jamais reçu de dangereux paquets, les coups de téléphone menaçants ne sont pas inhabituels.

Pour identifier l'espèce d'une victime, les détectives ont à leur disposition un "Parc scientifique". C'est une sorte d'entrepôt dans lequel des animaux morts, des parties d'animaux - griffes, dents, plumes, etc. - servent de référence pour identifier des créatures. Il existe 5 000 animaux complets - ou quasi complets - et plus de 30 000 d'échantillons de peaux et de sang.

Dans ce parc, la tête de centaines de créatures pendant aux murs. Les tiroirs sont remplis de fourrures, d'ivoires, d'os et de plumes d'ailes. Lorsque l'on entre dans ce parc, on peut y voir des centaines et des centaines de têtes qui nous fixent. Ces espèces proviennent de partout dans le monde. C'est macabre et fascinant en même temps, disent les scientifiques. La plupart des spécimens proviennent des zoos qui donnent les animaux lorsqu'ils meurent. Cela aide les scientifiques à déterminer l'authenticité des produits animaliers illégalement vendus.

Les scientifiques utilisent des échantillons de poils et de plumes pour faire une connection entre un animal et la scène d'un crime. Ils peuvent aussi utiliser les même techniques analytiques pour coincer un humain à un crime. Les comparaisons balistiques et les empreintes jouent un rôle pour traquer les criminels. L'utilisation de l'ADN est aussi utile pour trouver des preuves.

Il fut un temps où il était facile de s'en tirer alors que l'on avait commis un acte illégal en tuant un animal. Les choses ont changé. Ce laboratoire peut traquer les gens pendant des années. On peut maintenant détecter, des années plus tard, une tâche de sang, sur un vêtement, et qui est invisible à l'oeil nu. Il est possible de faire correspondre ce sang à un animal qui a été tué et la marge d'erreur est minime.

 

 

 

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